Samedi matin, j’ai d’abord allumé mon PC mais je suis quand même allée au pressing. On peut dire que j’ai tenu ma promesse ?
Quand je lui ai montré la tâche, la dame a dit qu’elle ferait ce qu’elle pourrait mais qu’elle était vraiment très ancienne. J’ai dit que je savais oui merci et je suis partie.
Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas rendre métaphorique n’importe quelle phrase chiante et je vais tout de suite arrêter de parler de mon trench.
Mais bon je l’ai fait. Le sentiment du devoir accompli.
M’a donné envie de me surpasser. Je décidai d’aller faire du shopping.
Je connais l’état semi dépressif qui suit généralement ces folles virées. Mais vient un moment où je n’en peux tellement plus d’avoir la même allure sur les photos de ces trois dernières années que je me dis qu’il faut prendre les choses en main.
Il fait froid mais très beau ce samedi après-midi à Paris. Je longe le cimetière Montparnasse et passe devant les Catacombes. (si j’habitais pas là, je pourrais croire que j’adapte mon trajet en fonction de mon moral).
J’ai plutôt envie de m’y arrêter quitte à m’enfermer quelque part, ce serait un peu plus intéressant. Mais d’abord, je dois aider T. à acheter son premier pardessus. On fait semblant d’être grands, on nous prend pour un couple. Il me fait rire, il achèterait le magasin entier pourvu que ce soit vite fait. “Heu, qu’est ce qui va bien avec le noir?”.
En 5 minutes c’est plié, c’est sympa un mec.
C’est mon tour. Sauf que d’avoir quelqu’un qui me suit m’ôte toute envie de m’attarder quelque part. Et comme d’habitude, tout est moche quand on a de l’argent. Je rentre avec deux écharpes que je n’avais pas prévu d’acheter. “Madame, comment ça se noue bien une écharpe?”. Je commence sérieusement à douter de faire un jour partie de celles qui sont dans le coup. Rien que de dire “dans le coup” m’élimine d’office de toute façon n’est ce pas.
Le soir est déjà là, le temps m’a encore doublée. Je cours pour assister à cette nuit du polar. C’est chouette, si j’étais pas si fatiguée, je serais bien restée jusqu’au petit matin.
Le week-end suit son cours, des amis, des balades, un ciné, le musée Rodin et son jardin, Camille comme si c’était la première fois.
Et ce soir, pas de blues du dimanche soir. Peut-être parce que j’ai acheté Philosophie Magazine et que j’y ai découvert le phénomène de la contingence. Intéressant le phénomène de la contigence…
Sur ces paroles mystérieuses (…), je m’en vais dormir et promis, j’essaierai d’être plus profonde une prochaine fois mais quand c’est pas la flemme, c’est la batterie, c’est franchement pas de bol.
