Réveil en pleine nuit, j’étais morte dans mon rêve. Assassinée puis malade. Rude samedi soir.
Ce matin, comme chaque dimanche, c’était chouette. Je prends mon temps jusqu’à ce que je sois un peu en retard mais qu’importe.
T. me rejoint pour pique-niquer, sensation d’apaisement, pas besoin de parler pendant des heures, il est là, quand il faut.
Puis je marche, longtemps, seule. Pas envie de meubler chaque heure par des rendez-vous inutiles. Moi et la salle obscure, ennui teinté d’angoisse. Est-ce que les films du dimanche soir s’adaptent à mon état d’esprit ?
Je rentre chez moi, il fait encore jour, j’aimerais être ailleurs mais où. Ici on n’est pas si mal pourtant.
Je me sens seule au monde. Enfin pas tout à fait mais j’ai si peur de l’être un jour. Ils ne peuvent pas le comprendre eux, cette sensation que tout tient encore à un fil. Ils me manquent ces putains de déserteurs. J’aimerais trouver la force pour ne compter que sur moi.
Je regarde les photos de ma vie d’enfant comme s’il s’agissait d’une étrangère. Comment les choses peuvent tant changer en quelques années. Les visages ont l’air sereins pourtant. La vie. Malgré tout, je lui fais confiance. Comme une artiste de rue l’écrivait dans une rue de Paris “Soyons heureuses en attendant le bonheur“. Pas évident. En tout cas, tâchons de ne pas être malheureuse en attendant le malheur, ce serait vraiment trop con.