Est-ce qu’on arrête un jour de toujours tout remettre en question ?
Est-ce que je peux arrêter de me faire chier ? Est-ce que je peux arrêter de penser que ça pourrait être mieux?
Est-ce que je peux faire en sorte que ce soit mieux?
Est-ce que je peux être assez forte pour ne pas l’appeler ? Pour ne pas lui dire que tout va mal, tout compte fait et me perdre dans ses bras. Est-ce que je peux arrêter de me demander ce qu’il fait, avec qui, s’il est bien et évidemment s’il pense à moi.
Pas le choix. Puisqu’il ne peut rien y faire de toute façon. Peut-être parce que je ne veux pas être la fille qui pleure. Pas celle qui est faible. Et lui, hors de question qu’il se pose encore en sauveur. Parce qu’il ne saura jamais comment faire. Parce qu’il ne veut pas savoir. Parce que c’est ainsi. Même si certaines choses font mal à en crever, tout le temps, on ne peut pas les changer sous peine que ça soit pire.
Récit d’une collégienne de 14 ans qui a bu sa première pinte ou d’une (fille ou femme tiens?) fille (assurément) de 25 ans qui n’avance pas.
Je suis une conne. C’est un con. Bien fait pour nous.